09 juin 2007
Débat sur la maltraitance envers les animaux

« Depuis une quinzaine d'années, l'ethnologue prend davantage conscience que les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l'échelle humaine un problème beaucoup plus vaste encore et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l'homme et les autres espèces vivantes ; et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s'attaquait pas aussi à lui sur l'autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l'homme envers ses pareils n'est qu'un cas particulier du respect qu'il devrait ressentir pour toutes les formes de vie. » Claude Levi-Strauss
« Tant que l'homme continuera à être le destructeur impitoyable des êtres animés des plans inférieurs, il ne connaîtra ni la santé, ni la paix. »
« Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s'entretueront. Celui qui sème les graines du meurtre et la douleur ne peut pas récolter la joie ni l'amour. »
« Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ?
« Ô mes frères, ne souillez pas vos corps d'aliments impurs. Nous sommes pourvus de maïs, de pommiers qui ploient sous le poids des pommes et des raisins qui gonflent sur la vigne. Il y a des fines herbes, des légumes qu'on peut cuire et ramollir sur la flamme, sans oublier le lait et le miel. La terre nous procure de vaste richesses, d'immenses réserves d'aliments purs, et nous offre des banquets qui ne requièrent aucune diffusion de sang ou de tuerie. Seules les bêtes apaisent leur faim avec de la chair, et encore pas toutes puisque les chevaux, le bétail et les moutons se nourrissent d'herbes.» Pythagore
Quelques Sites (liste à développer) :
l'Association contre la maltraitance animale
Animauzine : un outil pour les militants de la cause des animaux
Blogs :
Stop à toutes les cruautés envers les animaux
http://www.mc-animaux.skyblog.com
http://www.anticirques.skyblog.com
Nombreux sont les sites, les reportages... dénonçant les violences faites aux animaux. Je vous propose d'échanger, je vous invite à donner des liens, des noms d'associations, pour ceux qui aimeraient militer pour la cause ou simplement en parler.
Commentaires
La loi
Je pense que les tribunaux devraient commencer à appliquer les lois concernant les violences faites aux animaux en mettant des peines de prison ferme comme cela est prévu par le code pénal. Une sanction forte encouragerait le respect envers les autres espèces vivantes. Il est temps que les Hommes arrêtent de se sentir supérieurs et accordent une valeur méritée aux autres êtres vivants.
Par ailleurs, je n'aime généralement pas la délation, mais je pense qu'il faut à tout prix dénoncer les cas de maltraitance animale (ou autres).
d'ailleurs j'aimerais connaître les textes de loi à ce sujet, je cherche ça.
A travers le temps, la législation a profondément évolué avec la prise de conscience croissante de devoir de l'homme d'éviter toute souffrance " inutile " et de recherche des conditions de vie optimale pour les animaux. Un important dispositif juridique a été élaboré, tant au plan national que communautaire ou international.C'est la loi de 1976 qui a véritablement édifié la politique française de protection animale, en énonçant trois principes fondamentaux :
- l'animal est un être sensible, qui doit être placé dans des conditions compatibles avec ses impératifs biologiques,
- il est interdit d'exercer des mauvais traitements envers les animaux,
- il est interdit d'utiliser des animaux de façon abusive.
En 1999, grâce à une nouvelle loi de protection animale, le code civil français a été modifié, afin que les animaux, tout en demeurant des biens, ne soient plus assimilés à des choses.
En France, le ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales élabore la réglementation en concertation avec les associations de protection des animaux, les professionnels et les scientifiques, et l'adapte constamment en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques et de l'expérience acquise sur le bien-être animal. Il finance également des programmes de recherche sur le bien-être des animaux menés par les instituts techniques ou scientifiques (Agence française de la sécurité sanitaire des aliments - AFSSA, Institut national de la recherche agronomique - INRA, écoles vétérinaires notamment).
Dans chaque département, les directions départementales des services vétérinaires sont chargées d'appliquer ces textes. Pour cela, elles exercent des actions d'inspection régulières selon un programme défini au plan national ou départemental et des enquêtes ciblées. La brigade nationale d'enquête vétérinaire et phytosanitaire apporte son concours aux services vétérinaires si des investigations dépassent le cadre territorial d'un seul département.
Les associations de protection animale, dont certaines sont reconnues d'utilité publique, peuvent signaler les mauvais traitements qu'elles constatent envers les animaux, ce qui déclenche une enquête des services vétérinaires.
Le Conseil de l'Europe s'est intéressé très tôt, entre les années 1960 et 1970, à la protection des animaux dans le cadre de ses préoccupations liées aux droits de l'homme et à l'environnement. A ce titre, plusieurs conventions ont été élaborées qui s'appliquent de façon obligatoire lorsque les pays les ont ratifiées. Les sujets dont traitent ces conventions touchent aussi bien le transport des animaux, l'élevage, l'expérimentation animale ou les animaux de compagnie. Des recommandations spécifiques par espèce animale peuvent compléter ces conventions.
L'Union européenne est de plus en plus active dans le domaine de la protection animale. Le Traité d'Amsterdam (1997) considère l'animal comme un être sensible pour lequel la mise en uvre de la politique communautaire dans les domaines de l'agriculture, des transports, du marché intérieur et de la recherche doit prendre en compte ses exigences de bien-être. A ce jour, des directives traitent de la protection des animaux au cours de transport, en élevage, lors de leur abattage et lorsqu'ils sont utilisés à des fins scientifiques. La Commission européenne s'appuie sur des rapports émis par le comité scientifique vétérinaire, composé d'experts désignés par les Etats membres. Les directives européennes doivent être régulièrement réexaminées, pour tenir compte de l'évolution des connaissances scientifiques et de l'expérience acquise. Elles sont assorties d'obligations pour les Etats membres de fournir des rapports réguliers sur l'application des textes.
Il faudrait trouver sur le site du gvt les peines encourues relatives à la loi française. Il me semble que la peine pour maltraitance animale va de la simple amende à quelques mois de prison ferme, mais la prison ferme n'a jamais été donnée.
- Répression de la cruauté envers les animaux
Art. 521-1 du Code Pénal
Le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 622,45 € (50 000 F) d'amende. En cas d'urgence ou de péril, le juge d'instruction peut décider de confier l'animal, jusqu'au jugement, à une œuvre de protection animale déclarée.En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l'animal à une œuvre de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie. Est punie des peines prévues au premier alinéa toute création d'un gallodrome.Est également puni des mêmes peines l'abandon sur la voie publique d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement.
Art. R 654-1 du Code Pénal
Hors le cas prévu par l'article 521-1, le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d'exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de 4e classe, soit une amende de 457,34 € (3 000 F) à 762,25 € (5 000 F).
En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l'animal à une œuvre de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
- repression des atteintes involontaires à la vie d'un animal
Art. R 653-1 du Code Pénal
Le fait par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, d'occasionner la mort ou la blessure d'un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de 3e classe, soit une amende de 152,45 € (1 000 F) à 457,34 € (3 000 F).
En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l'animal à une œuvre de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.
- représsion des atteintes volontaires à la vie d'un animal
Art. R 655-1 du Code Pénal
Le fait, sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit une amende de 762,25 € (5 000 F) à 1 524,5 € (10 000 F) (montant qui peut être porté à 3 049 € (20 000 F) en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit).
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être évoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
L'abandon volontaire d'un animal est passible des peines prévues à l'article 453 du code pénal (amende et/ou emprisonnement). Tout animal abandonné, livré à son seul instinct, est en état de divagation.
Voici la définition législative de l'animal en divagation (article 2 de la loi du 22 juin 1989 codifié à l'article 213-1 du Code rural) :
"Est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de deux cents mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de mille mètres du domicile de son maître et qui n'est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout chat dont le prropriétaire n'est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d'autrui.
Les propriétaires laissant divaguer leur chat encourent des amendes forfaitaires.
Les chats errants et tous ceux qui seraient saisis sur la voie publique, dans les champs ou dans les bois, seront conduits à la fourrière où ils seront gardés pendant un délai minimum de quatre jours ouvrés et francs (huit jours pour les animaux identifiés)." C'est pourquoi il est très important de faire tatouer votre chat, même si celui-ci ne sort pas habituellement, il peut arriver à s'échapper.
La détention d'un animal n'est pas sans implications juridiques.
Détenu, captif, l'animal a un gardien, un propriétaire responsable de ses agissements devant les tiers et la collectivité. Réciproquement, l'animal approprié bénéficie de la protection de la loi.
La loi n° 76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la Nature, clé de voûte de la réglementation actuelle, est venue modifier fondamentalement le statut juridique des animaux [36-2] :
"Tout homme a le droit de détenir des animaux dans [des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce] et de les utiliser dans les conditions prévues à l'article 276 du Code Rural, sous réserve des droits des tiers et des exigences de la sécurité et de l'hygiène publiques et des dispositions [relatives à la protection de la Nature]..."
Il est interdit de laisser divaguer les animaux domestiques dans les rues, sur les places, sur la voie publique en général et d'abandonner les animaux sur la voie publique, les parcs et les jardins.
Le maire est chargé par ses pouvoirs généraux en matière de police, d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques, et de réprimer les atteintes à la tranquilité publique dues au bruit, de remédier aux dommages liés à la divagation d'animaux malfaisant ou féroces.
C'est donc en application de ces pouvoirs que les maires peuvent prendre toutes mesures pour empêcher la divagation de chiens et de chats. Parmi ces mesures doit être prescrite l'obligation que tout chien ou chat errant soit conduit à la fourrière.
- Avoir un animal est un droit.
Personne ne peut vous empêcher d'avoir un animal familier dans un local d'habitation. Cependant, la détention d'un animal ne doit pas être source de dégâts envers l'immeuble ou ses occupants (loi n° 70-598 du 9 juillet 1970).
Si vous achetez un animal, connaissez vos droits en demandant les documents obligatoires (facture ou avis de livraison, carte d'identification, certificat de naissance ou pedigree pour les animaux de race) et en utilisant si besoin est les garanties législatives ou contractuelles.
- Avoir un animal implique des devoirs
L'animal est sous la responsabilité de son propriétaire ou de la personne qui en a la charge en cas de dommage, que l'animal soit sous sa garde, qu'il soit échappé ou égaré (article 1385 du Code Civil).
Le transport d'animaux dans des voitures particulières et, lorsqu'il est autorisé, dans des véhicules de transport en commun doit être effectué, sous la responsabilité de l'accompagnateur, de telle sorte que les animaux disposent d'un espace et d'une aération répondant à leurs besoins vitaux (décret n° 80-791 du 1er octobre 1980).
Si votre chat mord ou griffe une personne, vous devez le conduire obligatoirement chez votre vétérinaire pour être sûr qu'il n'a pas transmis la rage à la victime (article 232-1 du Code Rural).
Respectez vos concitoyens et apprenez à votre animal à vivre en société.
- Abandonner un animal est un acte cruel et irresponsable
L'abandon d'un animal domestique est puni de 6 mois d'emprisonnement et de 50.000 francs d'amende (article 511-1 du Code Pénal).
Si vous ne pouvez plus conserver votre animal, ne l'abandonnez pas mais conduisez-le à un refuge pour qu'il puisse être éventuellement replacé.
Malheureusement, les lois concernant la cruauté envers les animaux ne sont pas toujours appliquées. C'est pourquoi il existe des organismes de protection animale.
Je pense que l'on a fait le tour des dispositions juridiques prévues par le code pénal qui ne sont pas appliquées (comme bcq de loi en France d'ailleurs)
merci Marie
tu as fait tout le travail de recherche c'est sympa, merci. C'est dingue de voir qu'une législation est bien en place mais ne sert à rien au final. Ecoeurant même... Vive la législation française!
Un arsenal de loi
Et oui c vrai beaucoup de loi pour pas grand chose, commerce oblige, et encore, et la ce n'est pas le cas, mais nombre de loi plus de 2OO recencées, non pas de décret d'application,comme le therme l'indique pas de décret pas d'application, et pourtant les citoyens y croient.
Michel UFC que CHOISIR
"QUI N'AIME PAS LES ANNIMAUX NE S'AIME PAS SOIT MÊME"
Oui le problème de nos amis les bêtes c'est que ce sont des biens, c'est une honte. Cela signifie qu'on les possède, qu'ils ont une valeur pécunière. Leur valeur affectif et subjective n'est pas reconnue. J'ai eu beaucoup d'animaux et je me suis sentie responsable de chacun d'entre eux car ils sont dépendants de nous, mais je n'en ai jamais profité pour les soumettre parce que je respecte leur singularité. Ils nous montrent chaque jour leur sentiment et leur ressenti, il est donc impossible de rester insensible à cela.
Animaux et animaux?
Et le "ressenti" d'un moustique?
J'aimais bien ce blog mais depuis quelques temps ca devient bien plus un blog perso qu'un blog mutualiste (y a qu'à voir la photo d'ailleurs).
Les problemes de la psychologie ? le marché de la faim ? la mucoviscidose ? et maintenant les droits des animaux ? ok y a eu un post sur le respect c'est mutuel, mais statistiquement c'est léger ces derniers mois.
Je suis evidemment persuadé que l'environnement est un sujet capital et la maltraitance animale un vrai sujet mais c'est quoi le rapport avec la mutuelle des étudiants ? Ne s'occupe t-elle pas d'abord des humains en général et des étudiants en particulier ?
Et ne me faites pas le coup du "tout est lié" : la survie des baleines et les chiens battus n'ont rien à voir avec la précarité des étudiants. D'accord le monde va mal mais une seule structure ne peut pas etre de tous les combats et il ne faut pas tout mélanger,
bien sur on peut sensibiliser surt d'autres sujets mais y a d'autres organismes plus appropriés pour ca et ca ne devrait pas être votre priorité :
Pourquoi parler des animaux maltraités sans avoir jamais évoqué le probleme des femmes battues dont une enquete de la mutuelle que vous prétendez représenter a montré qu'elles représentaient, je crois,10 % des étudiantes ? C'est pour ces sujets là que j'avais voté pour les elections au sein de la mutuelle.
Il y a tant de choses à dire sur les combats qui devraient être les votres et sur les problemes des étudiants que vous n'évoquez jamais. Parce qu'ok la mucoviscidose est une maladie grave qui touche beaucoup de gens mais par definition peu d'étudiants...
Bref il faudrait choisir : ce blog est il un blog de militant mutualiste ou le blog des revoltes persos (respectables par ailleurs) de la personne qui redige les posts ?
réponse à cette question perso
Ce blog est avant tout un espace de libre échange, c'est pourquoi je vais répondre à ta question en t'expliquant ma vision des choses, vision qui est bien sûr personnelle, libre à toi d'en avoir une autre...
Pour répondre à la critique d'un blog perso tout d'abord, il faut voir que je suis malheureusement la seule à animer ce blog, et comme tu t'en doutes, je ne dispose pas non plus d'un temps en dehors des études illimité. C'est donc une question de choix, c'est sûr, j'aborde des sujets qui me plaisent, et qui me semblent intéressants à débattre. Je t'invite à proposer des sujets, voire même à rédiger des posts si tu veux qu'on parle de tel ou tel sujet, comme la violence faite aux femmes par exemple. Là encore, ce blog n'est pas une propriété mais il semble que peu sont ceux qui se donnent de la peine pour qu'il s'anime. C'est facile de critiquer, mais il faut aussi proposer des choses.
Ensuite, pour répondre à "c'est quoi le rapport avec la mutuelle des étudiants ? Ne s'occupe t-elle pas d'abord des humains en général et des étudiants en particulier ?" :
Nous voyons effectivement les choses de deux référentiels différents. Moi je vois la mutuelle comme faisant partie intégrante de l'économie sociale et solidaire (je te renvoie aux statuts de la mutuelle qui expliquent ça en détails). Pour moi donc, tout n'est pas lié comme tu as raison de le souligner, cependant, la solidarité est un concept qui ne s'arrête pas à la santé des Hommes, et des étudiants en particulier. Je vois les choses d'une manière globale, mais je te dis c'est ma propre vision des choses.
La Mutuelle Des Etudiants, comme toute instance qui fait intervenir des élus, fait appel à l'originalité, à la créativité, est dépendante des diverses personalités qui composent le bureau des élus. Pour faire le lien concrètement avec les décisions prises par exemple, concernant le remboursement de telle ou telle dépense de santé,
c'est parce que des élus avaient des propositions à faire, en fonction de leur vécu, voire même de leurs formations sur le plan universitaire, mais aussi sur le plan de leur personnalité, etc... C'est un système mouvant, flexible, qui donne lieu à du débat (par exemple, gros débat sur le remboursement de l'osthéopathie en interne). Et c'est toute la richesse de la structure!
Alors conforme à cette vision d'une mutuelle active dans sa société et qui veut provoquer le débat, sans se fermer dans le champ de la santé strictement (nous agissons déjà tous les jours pour défendre la santé des étudiants et obtenir des avancées, c'est évident!), je propose d'échanger sur des thématiques qui intéressent les étudiants.
Et quand tu demandes la légitimité d'un questionnement sur la psychologie sur ce blog, là excuses-moi, je me dis merde, c'est l'avenir de toute une partie du champ universitaire qui est en jeu, et oui, c'est avant tout un blog d'étudiants qui s'interrogent sur leur avenir. Là, il faut que tu vois que des militants mutualistes sont avant tout de simples étudiants, qui vont en cours, signent des pétitions pour défendre leur filière... C'est normal pour moi çà! Maintenant, voilà, c'est une question de point de vue.
Par contre je trouve juste dommage que tu ne fasses pas apparaître tes coordonnées pour qu'on puisse poursuivre le débat par voie directe de mail, tu as sûrement des choses intéressantes à proposer. Pourquoi interviens-tu de manière anonyme? Quand on a une opinion, qui est de plus tout à fait construite, on peut l'assumer.
Seule chose qui me fait un peu avoir des frissons dans le dos, c'est quand tu évoques le "peu" d'étudiants atteints de mucoviscidose. Dans mon entourage immédiat pour exemple, j'ai deux amis qui en sont décédés. Et en accueil à la mutuelle, j'en ai aussi vu un certain nombre, je trouve que cette vision est très centrée et manque de recul.
Peu importe l'endroit..
La mutuelle à certes un rôle défini et qui peut être considéré comme limité à son but premier..mais la mutuelle en general, et surtout la LMDE, fait partie d'un grand ensemble qui est celui de la solidarité.
Tout se résume dans cette phrase tiré du post précedent : "la solidarité est un concept qui ne s'arrête pas à la santé des Hommes, et des étudiants en particulier".
La présence d'animaux à et continue à influer sur la santé des hommes..Donc même si l'on doit se limiter à la santé des hommes, la question du respect des animaux n'en serait pas exclu..
Sans vouloir lancer un débat philosphique, tout combat/débat mérite de l'attention à partir du moment ou il est juste, logique, et fondé.
"L'endroit" ou il a lieu n'est qu'un détail..et si on doit y accorder de l'importance... et bien je dirais qu'un blog mutualiste LMDE est le bon endroit!
Blog militant
Je me permets d'intervenir dans le débat en tant qu'étudiante, d'une part, et en tant que militante pour les valeurs humaines, solidaires et sociales.
Je ne pense pas que ta critique soit infondée dans la mesure où, lorsque l'on vient sur le blog de la lmde, on s'attend à y lire des articles concernant son action "directe", notamment sur la santé. Cependant, il faut aussi comprendre l'esprit de cette organisme étudiant : Il fait partie intégrante du Mouvement Social. Je vais rien rajouter de plus, Géraldine et TiDaV l'ont bien expliqué.
J'aurais aimé ajouter, en tant que future psychologue, que la défense de la filière de psychologie et de la clinique en général, incombe à la lmde pour d'autres raisons que celles évoquées par Géraldine. Il est vrai qu'en tant d'organisme étudiant, elle défend l'intérêt de ceux-ci, mais la mort de la clinique met en péril la considération de l'humain dans notre société et sa santé. Ce qui est du domaine d'action de notre mutuelle.
Et pour les moustiques? Je ne plaisante pas en fait: l'un des arguments les plus souvent cités contre vos thèses tient au fait que le plus souvent, les défenseurs des animaux choisissent des mammifères, ou au moins des vertébrés, et le risque est alors de se voir soupçonner un anthropomorphisme qui n'est pas loin d'ailleurs d'avoir cours dans l'expression (désolé d'intervenir dans ce débat) d'une "solidarité" envers les animaux. On peut parfois se demander si à force de voir celui-ci étendu à l'infini, même pour une "bonne cause", les mots conservent encore le moindre sens…
Je pense que le mot "solidarité" est tout à fait approprié pour parler tant de l'Homme que de toute forme de vie animale, parce qu'en effet, il n'est pas que les mammifères qui sont à viser dans ce débat. Maintenant, les moustiques ne subissent pas la violence que subissent certains mammifères comme tu l'évoque à l'entrée, dans ou à la sortie de l'abattoir...
Concernant "nos thèses", et bien tu vois je n'étais pas dans l'idée d'une thèse pour ma part en lançant le sujet, juste dans le rappel de quelque chose qui se pratique au quotidien mais que personne ne voit : la Violence faite aux animaux. On pourrait étendre à la violence tout court car il s'agit bien de la nature de l'homme ici, cet homme rempli de pulsions de mort au moins autant que de pulsions de vie. Pourquoi cette cruauté? Pourquoi ce sadisme? Les animaux sont-ils à considérer comme des "Rien" qu'on peut torturer à volonté parce qu'ils ne sont de toute façon Rien, qu'ils ne risquent pas de se plaindre ni même de se défendre?
S'agit-il d'un sujet à mettre au oubliettes? Oui, nous sortons du cadre de la santé des étudiants, oui pour une fois nous n'appliquons pas le concept de solidarité à l'Homme, pour une fois nous regardons un peu autour de nous sans prétendre que l'Homme est au-dessus de toute forme de vie pour ce qui concerne le respect, la solidarité.
Respecter la vie c'est reconnaître qu'elle est précieuse et vouloir la défendre à tout prix. Après chacun pense ce qu'il veut, agit comme il l'entend, comme il le sent, végétarien ou non, la question est seulement de prendre conscience de l'horreur qui se joue autour de nous alors que nous gardons les yeux volontairement ou non fermés.
Soit… Je maintiens que la solidarité ici n'est pas forcément en cause, mais je ne suis pas non plus un fervent défenseur des mauvais traitements à animaux, que ce soit bien clair (d'ailleurs, j'attends toujours ma réponse sur les moustiques
). Pour le reste, il me semble qu'un peu de calme et de rationalité dans ce genre de prise de position peut faire du bien: par exemple, il y a sadisme partout où les mauvais traitements et la douleur animale peuvent être tout simplement évités, j'en conviens: ensuite, il y a la question du coût des alternatives aux mauvais traitements, et là, pour être efficace, il faut proposer à ceux qui ne sont pas forcément des tortionnaires patentés des solutions alternatives qui ne coûtent pas cent fois ce que coûtent les mauvaises habitudes actuelles (aussi bien dans l'expérimentation médicale que dans l'agro-alimentaire par exemple). Enfin, dans les domaines où nous n'avons à l'heure qu'il est aucune solution alternative, que faire? Crier au loup en permanence en restant dans le compationnel est une chose, faire avancer le dossier en est une autre. Cela dit, moi je dis ça, j'dis rien…
Dernière remarque énervante, au passage: je ne sais pas si le terme de sadisme est lui non plus tellement approprié, le sadisme suppose la souffrance, alors que pour les animaux, le terme de douleur est peut-être plus convenable…
Tu penses que les animaux ne souffrent pas???
Je pense que le terme de sadisme renvoie à la personne qui le pratique, en sachant que la pulsion sadique est inhérente à chaque être, à nous ensuite de la contrôler (comme la pulsion de mort... nous ne sommes pas tous des assassins...).
Animaux ou hommes en sont l'objet, non?
Je m'interroge sur le fait qu'on puisse parler de souffrance, ce n'est pas pareil! Autrement dit, ne pas confondre douleur et souffrance, car celle-ci suppose une conscience réflexive, non? Là encore, je n'ai strictement aucune espèce de sympathie pour ceux qui malmènent gratuitement des animaux, mais on ne construit pas un texte de loi (ou on ne cherche pas à le faire appliquer à la lettre, cf plus haut) sur la seule compassion, si? Sans compter justement qu'elle est problématique dans ce domaine.
Et je répète ma question: et les moustiques?
Ben oui, le moustique !!! bzz bzz
Ne devons nous pas respecter toutes les espèces ? Dans son rôle d'être supérieur, l'homme éradique tout ce qui le gène... ça craint !
Chaque espèce a son utilité dans la nature... même le moustique... enfin, je dis ça, je dis rien. En plus, je reconnais que je suis la 1ère à utiliser de l'anti-moustique. cependant, c'est déjà important de nous interroger sur notre relation d'homme aux espèces différentes de la notre.
CQFD…
Et donc écraser ou tuer par empoisonnement, et en leur causant des douleurs importantes (au moins à ce qu'on peut en juger) par attaque du système nerveux, ça, on a le droit?
http://www.petatv.com/tvpopup/video.asp?video=fur_farm&Player=wm
http://www.massacreanimal.org/pdf_fr/fur_china.pdf
MOURIR POUR LA FOURURE : un rapport sur l'industrie chinoise de la fourrure (13 juillet 2005)
Des DROITS, mais aussi des devoirs...
Chaque être humain doit disposé d'une éthique vis à vis des autres animaux qui peuplent cette planète. Nous avons surtout des devoirs envers les êtres différents de nous, si l'on considère que nous sommes physiquement plus fort et mentalement plus évolués (justement capable d'éthique). Cependant, je dirais que ce n'est pas non plus scandaleux de se défendre lorsque l'on est agressé. C'est d'ailleurs le propre de chaque être vivant de se protéger. Je pense donc avoir le droit d'utiliser de l'anti-moustique pour éviter des piqûres très pénibles et potentiellement dangereuses pour moi. Dans le même ordre d'idée, il faut réfléchir parfois à l'agressivité des animaux en terme d'instinct de survie et de protection envers une menace supposée venant de l'extérieur, souvent de l'Homme.
Merci pour les textes de loi ....
Merci pour les textes de loi concernant la maltraitance. J'ai un chat et je vis en appartement. Je dispose d'une cour commune où l'on trouve 4 appartements. Je n'ai jamais eu de soucis mais récemment, de nouveaux voisins ont emménagé et quand mon chat passe dans la cour devant chez eux ils sortent avec un manche à balai et hier ils lui ont balançait une chaussure dessus !!! Je voulais savoir si ça rentrais dans le cadre de la maltraitance et grace à votre site, je sais désormais que ça en ai et quel est la peine encourue !!! Merci pour tout ...
un autre blog
Je connais un autre blog, si vous voulez l'ajouter. Sachez qu'il est l'heure d'agir et, selon la lois d'expression, nous pouvons agir. Plus on en parle, mieux c'est alors bonne continuation. A bientôt
Code civil
Je tiens à rappeler que selon le code civil français : "Livre II Titre premier Article 528
Modifié par Loi n°99-5 du 6 janvier 1999 - art. 25 JORF 7 janvier 1999
Sont meubles par leur nature les animaux et les corps qui peuvent se transporter d'un lieu à un autre, soit qu'ils se meuvent par eux-mêmes, soit qu'ils ne puissent changer de place que par l'effet d'une force étrangère."
... est-il besoin de préciser que tant que cet article existera les animaux ne seront pas mieux considérés en France et aucune loi sur la maltraitance que l'on peut leur infliger n'y changera rien.
Voici le lien vers les différents codes de la loi française consultables en ligne et tout à fait complets : http://www.legifrance.gouv.fr/home.jsp
Bonne année à tous les amis des animaux.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=138115&pid=5240632
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :






