le blog de la LMDE Bretagne / Brest

Blog des élus de La Mutuelle Des Etudiants section Bretagne : actualité sur la santé, solidarité, prévention, sujets polémiques...

10 mai 2007

"100pour100couvert"


logo_MFPFUne campagne en collaboration avec le Mouvement Français pour le Planning Familial

aff_contraception

La LMDE et son Observatoire de la santé EPSE ont réalisé une grande enquête auprès de 50.000 étudiants en partenariat avec l'IFOP. Santé et accès au soins, études, loisirs, sexualité, tabac... les questions posées visaient à mieux appréhender les thèmes qui touchent les étudiants et qui les concernent particulièrement.

Cette enquête de la LMDE a permis d’avoir un aperçu général de la façon dont les jeunes gens (filles et garçons) gèrent leur sexualité : suivi gynécologique, premiers rapports, contraception, recours à la pilule du lendemain, à l’IVG…

Information et mobilisation

IL Y A URGENCE !

aff_contra_femL’accès à la contraception pour tous, 40 ans après sa mise en vente libre en France, reste un parcours d’obstacles. L’information, soit inexistante, soit moralisatrice, n’est pas suffisamment assurée par les pouvoirs publics. De plus, la prise en charge financière n’est ni totale ni réaliste. Les étudiants en particulier subissent de plein fouet la baisse générale du pouvoir d’achat : pour eux la santé devient un luxe, et les prises de risques augmentent d’autant.

aff_contra_homFace à cette situation, la LMDE, qui depuis plusieurs années maintenant a décidé de rembourser tous les contraceptifs à ses adhérents, et le MFPF qui se bat pour le droit à l’accès à la contraception et à l’IVG, ont décidé de s’associer et de lancer une pétition nationale pour que les pouvoirs publics prennent enfin leurs responsabilités.

Nous exigeons :

-

Une information réelle et massive sur tous les moyens de contraception

-

Le remboursement total de tous les moyens de contraception

-

La possibilité pour les Médecine Préventive Universitaire de distribuer la pilule du lendemain dans les universités

--- SIGNEZ LA PETITION ---

Plus d'informations...

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28 novembre 2006

1er déc = journée de lutte contre le SIDA

Le SIDA... le SIDA... tout le monde en parle mais il continue pourtant de progresser...

Les 15-16 juin 2006 s'est tenu à l'auditorium de la Cité des sciences de la Villette, à Paris, le colloque "enfance & sida. Faire reculer la maladie dans les pays en développement".

=> Vous pouvez télécharger la synthese_du_colloque.

RedRibbonLe thème de la Campagne mondiale contre le SIDA pour la période 2005-2010 est " Arrêtons le SIDA. Tenons notre promesse". C'est un des objectifs du Millénaire pour le développement.

Depuis le premier cas de sida, il y a 25 ans, le virus est devenu la cause principale des décès prématurés en Afrique subsaharienne, et la quatrième cause de décès dans le monde. Plus de 20 millions de personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie et on estime à 39 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH à la fin de 2004.

Quelques Indicateurs :

=> Taux de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes âgées de 15 à 24 ans (ONUSIDA-OMS-UNICEF)

=> Taux d’utilisation du préservatif sur le taux de prévalence des contraceptifs (Division de la population du Secrétariat de l’ONU)

=> Taux de scolarisation des orphelins par rapport au taux de scolarisation des autres enfants non-orphelins âgées de 10 à 14 ans (UNICEF-ONUSIDA-OMS)

La LMDE agit :

Comme tous les ans, la LMDE organisera partout en France des campagnes de prévention sur ce thème. Suraff_cafet Brest, vous retrouverez des conseillés mutualistes LMDE sur des stands au sein même des Restaurants Universitaires ou cafétérias du CROUS. L'opération est intitulée "une boisson chaude achetée, un préservatif offert". Ainsi, lorsque vous vous achèterez un café ou un thé, le personnel de restauration vous remettra un préservatif.

Vous serez également invités à échanger sur les stands, des documentations seront mises à votre disposition.

=> retrouvez le détail des manifestations dans votre ville : 1er_decembre_2006

kamasutra

Compléments d'information sur le site lmde.com

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Coordonées utiles

N'hésitez pas à donner vos impressions ou données sur ce sujet...

Posté par gquivouron à 18:12 - prévention - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2006

Cannabis : plus d'1/3 des usagers sont dépendants

Extrait du journal AFIM (Agence Fédérale d'Information Mutualiste) du 10 nov. 2006.

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Dans 90% des cas, les jeunes accueillis aux consultations "cannabis" ont entre 14 et 25 ans, révèle une enquête de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Rendue publique le 26 octobre, elle montre aussi que les niveaux de consommations sont élevés : 45% sont des usagers quotidiens et plus du tiers sont dépendants.

Quelques chiffres :

C'est ainsi que 27 600 personnes ont consultés entre mars 2005 et février 2006, dont 15 200 consommateurs et 12 400 membres de l'entourage. Les hommes sont "nettement majoritaires" avec un taux de 80%. Par contre, dans l'entourage, ce sont les femmes qui viennent le plus consulter (68%).

La moyenne d'âge est de 21 ans et 2 mois mais "un quart des consommateurs sont des mineurs", dont moins de 1% "âgés de 10 à 13 ans", rapporte l'OFDT. Les plus de 25 ans représentent seulement 13% de l'échantillon.

Au final, "quelque soit la tranche d'âge, plus du tiers des consommateurs fait l'objet d'un diagnostic de dépendance". Il semblerait d'ailleurs que plus le cannabis a été expérimenté jeune, plus la fréquence d'usage actuelle est régulière.

A quelle occasion consulter ?

Chez les hommes, le recours aux consultations fait principalement suite à une injonction judiciaire (40%). Viennent ensuite, à parts égales, l'incitation d'un tiers et la démarche spontanée de l'usager. Pour les femmes par contre, les démarches volontaires arrivent en tête avec 41%, suivies de peu par les suggestions d'un tiers (40%). En revanche, les procédures judiciaires ne représentent que 19% des cas.

D'une manière générale, "c'est chez les consultants venus spontanément que se retrouve la consommation la plus problématique", avec 3/4 d'entre eux concernés par "un usage nocif ou de dépendance". Pour les personnes envoyées par la justice, la dépendance est avérée dans 22% des cas.

2 consultations en moyenne :

Le nombre de consultations varie selon la gravité du diagnostic. La moitié des usagers a bénéficié d'une seule consultation. Dans certains cas, ils ont été adressés vers un groupe de parole ou un point d'écoute. En cas de "diagnostic plus alarmant", les consultations sont plus nombreuses et l'orientation vers "une structure de prise en charge spécialisée" est préconisée. Le taux d'abandon est d'environ 30%, résultat qui paraît assez encourageant.

Dans le milieu étudiant ?

Question ouverte au débat... La consommation du cannabis étant étroitement liée à la consommation des autres produits comme par exemple la cigarette, l'ecstasy, ou encore l'alcool, on peut se demander si les étudiants et leurs "jeudis soirs" ne sont pas particulièrement exposés à cette addiction. Ou alors, est-ce qu'au contraire, le public étudiant étant la cible d'actions de prévention régulières, est moins succeptible de tomber dans la dépendance et l'usage nocif ??? Et y-a-til suffisament d'actions de prévention menées ? La politique de santé publique à ce niveau est-elle adéquate ?

Qu'en pensez-vous ?

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26 juillet 2006

le VIH en hausse en Af. du Sud

Retrouvez-nous sur le stand LMDE...

Alerte au VIH !

enfants_afriqueLe taux de prévalence du VIH, le virus du sida, a enregistré une légère hausse en 2005 en Afrique du Sud, en passant de 29,5% à 30,2%, a annoncé vendredi le ministère sud-africain de la Santé.

Ces nouveaux chiffres se fondent sur une enquête menée en octobre 2005 dans l'ensemble des neuf régions du pays et qui "montre que les taux d'infection du VIH sont restés à des niveaux similaires en 2004 (29,5%) et en 2005 (30,2%)", explique le ministère dans son rapport d'enquête.

La population totale vivant avec le VIH serait estimée à 5,54 millions des 46,6 millions d'habitants du pays, dont 4,9 millions ont entre 15 et 49 ans. Il touche également 235.060 enfants de quatorze ans et moins.

La syphilis, maladie vénérienne contagieuse, y est également en augmentation puisque le taux de prévalence à l'échelle nationale est estimée à 2,7% en 2005 pour 1,6% l'année précédente.

Créée en 1992 par Luc Barruet et Eric Elzière, Solidarité sida est une association loi 1901 qui lutte contre le sida. Et sensibilise la jeunesse contre ce fléau en organisant diverses manifestations culturelles dont les Solidays (créés en 1999), on s'en fout pas...

En France, en 2005 :

150 000 personnes sont porteuses du VIH

7 000 personnes ont découvert leur séropositivié et 1 500 ont développé un sida (au 31 /12/ 04)

Les femmes représentent 43% des nouvelles infections à VIH diagnostiquées (en 1997 : 30%).

D'autres chiffres sur le site SIDACTION.

"Faites comme vous voulez, mais protégez-vous"

kamasutra

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28 mai 2006

Le tabac est tabou, on en viendra tous à bout !

Dans le genre petit film marrant pour arrêter de fumer... J'adore...

http://www.antimult.ru/antimults/antitoons/001smokekills/view.htm

Incroyable les conséquences que peuvent avoir le tabac sur la planète...!

tabac

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13 mai 2006

Plan autisme 2005 - 2006

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Même si les connaissances sur l'autisme progressent, balayant beaucoup d'idées reçues sur ses origines ou sur les possibilités d'en limiter les conséquences pour l'enfant atteint et ses proches, il reste toujours difficile de trouver une structure d'accueil adaptée.

Quelques chiffres :

A l'heure actuelle, 3 personnes sur 1000 en France sont autistes, et jusqu'à 7 pour 1000 en englobant l'ensemble des troubles envahissants du développement (TED). Le syndrome autistique est plus fréquent chez les garçons que chez les filles (4 pour 1). En France, l'autisme concerne au minimum 80 000 personnes. Et dans 75% des cas, il s'associe à un retard mental. D'autre part, près de la moitié des personnes autistes ne développent pas un langage verbal. A l'âge adulte, seulement 5 à 15% de ces derniers deviennent autonomes.

Plan autisme 2005 - 2006 :

Ce plan prévoit la mise en place notamment d'un centre de ressources autisme (CRA) par région dès 2006, en matière d'accueil, de diagnostic et d'orientation des personnes autistes. Est également prévue une campagne de sensibilisation ainsi qu'une formation renforcée pour les professionnels de santé.

Concernant l'offre d'accompagnement, 1950 places devraient être créées d'ici la fin de cette année : 750 en établissements pour enfants et 1200 en maison d'accueil spécialisée et foyer médicalisé pour adultes.

Il s'agit enfin de mettre en réseau l'ensemble des acteurs (associations, travailleurs médico-sociaux, médecins, chercheurs...). L'objectif est de mieux répondre aux besoins des malades et de leurs familles, de garantir le meilleur diagnostic et un accès aux soins adapté.

Les pathologies associées à l'autisme :

L'autisme peut exister seul (autisme primaire) ou être associé avec des maladies identifiées, le plus souvent génétiques. En effet, l'importance des facteurs génétiques dans la survenue de l'autisme se confirme. Récemment, 2 gènes associés à l'autisme ont été mis en évidence par des chercheurs français et suédois.

Miser sur un diagnostic précoce et un accompagnement adapté :

La science n'ayant toujours pas isolé de facteurs spécifiques, même s'il est admis que les gènes et l'environnement sont en cause, le diagnostic de l'autisme s'appuie toujours essentiellement sur les signes comportementaux. Le diagnostic doit se faire très tôt pour une prise en charge adaptée dès le repérage des troubles.

Un parcours difficile pour les familles :

Accepter le handicap de son enfant, lui trouver une structure d'accueil, apprendre à communiquer avec lui, en sachant que rien n'est jamais vraiment acquis... Les parents sont souvent démunis, ils doivent apprendre à déceler les signes que leur enfant utilise pour exprimer son mal-être, à lui parler comme à un anfant dit normal "sauf qu'il faut répéter à l'infini. C'est épuisant, souvent démotivant" souligne une mère d'enfant autiste.

Carence dans la prise en charge :

Globalement, le manque de places disponibles est criant. En 2004, leur nombre était estimé à environ 7000 dans les structures d'accueil tournées vers le handicap mental, ce qui ne permettait pas d'envisager une admission avant un délai de 2 ou 3 ans. Par ailleurs, quand les autistes deviennent trop âgés pour rester dans les établissements pour adolescents, ils se retrouvent souvent dans des structures inadaptées, voire à l'hôpital psychiatrique.

L'effort porté sur la création de nouvelles places dans le cadre du plan gouvernemental 2005 - 2006 suffira-t-il à diminuer les listes d'attente ? Il faudra sûrement du temps pour rattraper le retard accumulé...

Coordonnées utiles :

- Association pour la recherche sur l'autisme et la prévention des inadaptations (Arapi) : http://www.arapi-autisme.org

- Autisme France : http://www.autismefrance.org

- Fédération Sésame Autisme : http://www.sesame-autisme.com

- Association autisme espoir vers l'école : http://www.autisme-espoir.org/

Posté par gquivouron à 17:56 - prévention - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2006

Le respect c'est mutuelle

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Filles ou garçons, nous savons que l’autre sexe est notre égal et nous voulons bâtir notre vie personnelle, affective et sociale dans le partage et le respect.

Alors qu'il existe un consensus large et une majorité d'idées puissante autour de ces valeurs et de ces aspirations, la montée des agressions sexistes, la marchandisation du sexe et des rapports humains, la commercialisation des corps envahissent notre quotidien. 

L'image des femmes, et de plus en plus des hommes, réduit les uns et les unes aux rôles d'objets de consommation ou de consommateurs et met en danger l'équilibre encore fragile des rapports entre les sexes.

La LMDE, fidèle à sa mission de promotion de la santé et du respect entre les individus, souhaite, autour d'une problématique du respect entre hommes et femmes, contribuer à donner des réponses aux jeunes dans les nombreuses interrogations qu'ils formulent.

A ce titre, le guide intitulé "le respect c'est mutuelle" est le plus largement diffusé auprès des lyçéens notamment pour que des débats s'engagent sur la notion de respect. Il faut rapprocher de cette thématique les débats que nous organisons sur l'homophobie qui sont du même ordre...

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09 mai 2006

1ère Enquête nationale sur la santé des étudiants

enquete

La LMDE, en tant qu'acteur sanitaire et social, lance régulièrement des études afin de répondre spécifiquement aux besoins de santé des jeunes, mieux appréhender le monde étudiant et en améliorer les conditions de vie :

La LMDE et son Observatoire de la santé EPSE ont réalisé une grande enquête auprès de 50.000 étudiants en partenariat avec l'IFOP. Au final, ce sont 9228 étudiants qui ont répondu aux 188 questions posées : Santé et accès au soins, études, loisirs, sexualité, tabac...

Résultats principaux de l'enquête :

On prenait les étudiants pour des adolescents attardés, des Tanguy qui reculaient leur entrée dans la vie d'adulte. Notre enquête révèle que la société étudiante est déjà celle des adultes, au quotidien proche de celui de leurs parents. Cette enquête nationale brise le mythe des étudiants privilégiés et met en évidence une population soumise à la pression. Si leur jeunesse leur garantit une santé exempte de maladies, en revanche, ils sont nombreux à ressentir fatigue chronique et idées noires. Ni alcooliques, ni drogués... ni abstinents, ils n'hésitent cependant pas à plonger dans les trous noirs de l'oubli de soi-même. Le système de protection sociale leur garantit un bon accès aux soins quand ils sont malades, mais autour d'eux, les réseaux de santé publique en font des laissés pour compte des politiques de prévention. Les étudiants soignent leurs grippes mais pas leur mal-être. Dans un monde qu'ils jugent indifférent voire hostile à leur égard, ils tentent de se construire un avenir. Les filles sont sans illusions, elles savent qu'après leurs études, c'est l'inégalité qui les attend dans le monde du travail.   

Les étudiants sont bien dans leurs études: 85% d'entre eux manifestent de l'intérêt pour leurs études. Près des deux tiers on choisi leur filière car elle correspondait à leur projet d'orientation et 85% se disent paticulièrement intéressés par les matières dispensées.

...mais mal dans leur société qu'ils jugent sévèrement: près des deux tiers jugent que la société actuelle ne permet pas aux jeunes de réussir. 58% des étudiants estiment qu'elle est répressive, et 71% qu'elle n'est pas égalitaire. Ce sentiment est partagé autant par les hommes que par les femmes. Les étudiants ne se considèrent ni privilégiés, ni défavorisés, mais la moitié considère que la société n'est pas plus favorable à leur génération qu'à leurs parents ou leurs grands-parents.

61% pensent que la société ne permet pas aux jeunes de réussir dans la vie.

Une confiance en l'avenir proportionelle à l'investissement de la société: seulement 5% des étudiants ont tout à fait confiance en l'avenir contre 50% qui ont peu ou pas confiance du tout en l'avenir. On remarque que ce sont les étudiants qui bénéficient des meilleures conditions d'études qui sont les plus optimistes: 72% des étudiants en grandes écoles et 62% des étudiants en classes prépa, ont tout à fait ou assez confiance dans l'avenir, contre 41% en sciences humaines et 36% en langues. En 2002, la dépense moyenne de l'Etat par étudiant, était de 13220 Euros pour les classes prépa aux grandes écoles, 11910 Euros pour les ingénieurs et 6850 Euros pour un étudiant en université. (note d'information 03.57 nov 2003, ministère de l'éducation, de la jeunesse et de la recherche).

Tous les hommes et les femmes ne sont pas égaux... surtout les femmes : seulement 27% des hommes et 18% des femmes pensent que dans notre société il existe une égalité hommes-femmes dans le monde du travail. Sur la répartition des tâches domestiques, alors que 76% des femmes pensent qu'il existe des inégalités, les hommes ne sont que 65%.

Violences sexuelles : les chiffres de l'enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) malheureusement confirmés : 15% des étudiantes déclarent avoir subi une agression sexuelle : soit du harcèlement sexuel, des attouchements ou une tentative de rapport forcé, contre 11% pour l'ENVEFF. Pour 66% des femmes, l'agresseur était connu. Et pour la majorité (82%), elles en ont parlé à quelqu'un. 4% ont subi un rapport sexuel forcé : 9 victimes sur 10 n'ont pas porté plainte.

Métro, boulot, été; Le temps des étudiants est compté et pas choisi : 37% des étudiants passent une heure par jour dans les transports, 58% ont un(e) petit(e) ami(e) dont ils sont amoureux, 60% regardent la télévision quotidiennement, 60% lisent moins d'une fois par semaine. La majorité d'entre eux n'a que de rares sorties culturelles : ils n'en n'ont pas le temps, ni les moyens financiers. 27% disposent de moins de 200 Euros par mois et 33% d'entre eux de 200 à 400 Euros. Ainsi, les 3/4 des étudiants ont moins de 600 Euros de revenus par mois. Ils sont 1/3 à exercer une activité professionnelle régulière dont seulement 33% moins de 7h par semaine et autant durant plus de 14h hebdomadaires. Ces chiffres traduisent à la fois un mode de vie à l'image de celui des actifs mais surtout un manque d'activités extra-universitaires. Après "regarder la télévision", la seconde activité la plus fréquemment pratiquée par les étudiants (et surtout les garçons) est internet. La plupart du temps, les étudiants sont seuls devant internet et la télévision. A côté de ça, peu d'étudiants déclarent faire du sport : 49% des garçons et 35% des filles en font au moins une fois par semaine. De plus, ils sont 83% à déclarer ne pas s'engager dans le bénévolat associatif  dont la moitié par manque de temps.

Recul du tabagisme, banalisation de l'alcool et du cannabis : 22% des étudiants sont fumeurs réguliers, soit la même proportion que dans l'enquête menée par la LMDE en 2004. En revanche, ils sont nombreux à vouloir arrêter (60%), quelque soit leur âge. Les mesures de hausse des prix du tabac semblent avoir un affet limité sur les étudiants puisque seulement 34% déclarent avoir diminué leur consommation depuis les deux plus récentes vagues d'augmentation du prix.

L'oubli de soi-même : 83% déclarent consommer de l'alcool, au moins occasionnellement, les hommes étant surreprésentés. La consommation se fait plutôt ponctuellement, en groupe, dans un contexte festif. 43% des étudiants ont déjà consommé du cannabis. 17,3% ont une consommation occasionnelle ou régulière. La consommation de cannabis semble aussi être un moyen de faire face à des situations de tension puisque pour 33% des femmes et 38% des hommes qui en consomment, c'est pour "se déstresser", ou - dans une proportion moindre - pour être dans un état second ou pour s'endormir. Même si elle ne se fait pas dans les mêmes proportions et que les produits sont différents, la consommation de substances psycho-actives des étudiants qui a avant tout une dimension conviviale, dissimule pour une part non négligeable d'entre eux des signes d'excès, un désir d'abandon et le souhait d'échapper à la réalité...

75% des étudiants consomment des médicaments génériques.

Un mal-être qui se cache et s'ignore : Les étudiants sont entourés par leurs parents, par leurs amis : 91% d'entre eux ont des amis auprès de qui se confier. Même si la majorité des étudiants se déclare en forme, depuis le début de l'année universitaire, 30% des hommes et 47% des femmes se sont sentis fatigués. Cette proportion n'est pas négligeable et peut interpeler. Par ailleurs, les signes de fatigue psychologique, de ceux qui semblent les plus anodins aux plus inquiétants, sont bien présents : 54% d'étudiants se sont sentis tendus, 45% angoissés. Ils ont eu des difficultés de concentration ou encore des insomnies. Si 86% des étudiantes déclarent s'être senties déprimées au cours des 12 derniers mois, 68% des étudiants le manifestent aussi. Les principales causes de ce malaise sont leurs études, leurs relations avec leurs parents et leurs finances.

15% des étudiants ayant répondu à notre enquête ont eu des idées suicidaires au cours des 12 derniers mois. 50% de ces étudiants n'en n'ont parlé à personne. 

Prise en charge psychologique réduite : 5% des étudiants ont déjà fait une tentative de suicide, et là encore pour près d'un étudiant sur deux, les proches n'en n'ont pas eu connaissance. Le recours aux professionnels de la santé mentale à la suite de cette épreuve ne concerne qu'un tiers des étudiants.

Ce décalage entre le nombre d'étudiants déclarant des signes de fatigue psychique et le nombre de ceux suivis par un professionel de santé, illustre les caractéristiques d'une prise en charge psychologique limitée, qui semble n'intervenir que tardivement. La prévention des signes précurseurs du mal-être auprès des étudiants est-elle effective?

Difficultés pour les soins : 13% déclarent ne pas avoir de mutuelle complémentaire et 10% déclarent l'ignorer. 23% déclarent avoir renoncé à des soins dentaires ou ophtalmologiques en raison de leur coût. Rappelons que ces soins sont les moins bien remboursés par la sécurité sociale alors que ce sont qui concernent le plus la population étudiante. Enfin, 40% seulement des étudiants ont bénéficié de la visite médicale universitaire encore obligatoire. Là encore, le manque de moyens alloués aux Médecines Préventives Universitaires explique en partie ce chiffre.

Posté par gquivouron à 23:56 - prévention - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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