le blog de la LMDE Bretagne / Brest

Blog des élus de La Mutuelle Des Etudiants section Bretagne : actualité sur la santé, solidarité, prévention, sujets polémiques...

19 septembre 2007

Communiqué de l'UNEF sur les frais d'inscription illégaux

L'UNEF déplore que le Ministère ne tienne pas son engagement de suppression des droits d'inscriptions illégaux (17.09.07)

Article entier sur le site de l'UNEF

             

En cette période de rentrée, il me semblait nécessaire de faire un petit retour sur un débat qui nous a beaucoup préoccupé l'an dernier et qui ressurgit : les frais d'inscription illégaux à l'Université. C'est une question délicate car il y a conflit d'intérêt entre d'une part, les étudiants qui souhaitent défendre leur droit d'accès à l'éducation, et d'autre part les dirigeants d'université qui ont de plus en plus de mal à financer leurs projets.

logo_unefJe vous propose d'échanger sur la réaction de l'Union Nationale des Etudiants de France, organisation qui veut défendre les droits des étudiants, mais qui est aussi là pour vous informer au quotidien et pour organiser la solidarité au sein de notre Université :

"La Ministre s’est engagée le 2 août en réponse à une lettre de l’UNEF et à la publication du palmarès annuel de l’UNEF, à établir un recensement de l’ensemble des frais d’inscriptions illégaux et à saisir le CNESER de rentrée sur la question.

Pourtant malgré cette promesse, le Ministère n’a pas été en capacité d’établir le recensement des universités dans l’illégalité. Pire, alors que l’UNEF avait réalisé son recensement et fourni l’ensemble des preuves de l’existence de frais supplémentaires, le Ministère a refusé d’ouvrir une discussion université par université. Ainsi, alors que le recensement de l’UNEF fait état de plus de 55% d’universités pratiquant en cette rentrée des frais illégaux - qui atteignent jusqu’à 4800€ à Strasbourg 2 - le Ministère n’a toujours pas présenté la façon dont il comptait faire respecter la loi par les universités. L’UNEF regrette que le gouvernement, qui a pourtant été capable de faire passer une loi sur l’université en un mois, ne soit pas en capacité de faire respecter la loi dans les universités avant que les étudiants ne s’inscrivent. En novembre, lorsque l’ensemble des étudiants aura acquitté les frais d’inscriptions illégaux, il sera un peu tard pour les supprimer.

Lors du CNESER d’aujourd’hui, l’UNEF a donc exigé et obtenu du Ministère l’engagement qu’une réunion avec les étudiants et les recteurs soit organisée dans les plus brefs délais, afin que le CNESER du 16 octobre puisse procéder au recensement et entendre les moyens mis en œuvre par le Ministère université par université pour faire respecter la loi.

L’UNEF exige la suppression de l’ensemble des frais illégaux et le remboursement des étudiants, et demande à ce que le budget 2008 permette aux universités de financer l’ensemble de leurs activités et notamment le sport universitaire.

L’UNEF a fait voter au CNESER une motion reprenant ces trois exigences, cette motion a été adoptée par 12 voix pour (UNEF, FCPE, SNESup, UNSA, CGT, SAGES, FAGE) et une voix contre (QSF)."

Téléchargez le recensement_des_universites_hors_la_loi

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27 juillet 2007

Marchandisation de la santé???


Pour répondre à l'attente de l'une de nos adhérentes, nous lançons un débat sur l'article de l'UFC Que Choisir sur les "crédits à la santé", paru dans l'AFP du 12 Juillet 2007. Voici le contenu de l'article :

" Les "crédits santé", un pas de plus vers la marchandisation de la santé

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12 juillet 17:20 - PARIS (AFP) - Après le crédit immobilier ou le crédit automobile, un nouveau type de crédits à la consommation fait son apparition, les "crédits santé", pour financer soins dentaires ou lunettes, au risque d'accentuer "la marchandisation de la santé", s'inquiètent des associations.

L'assureur Swiss Life, numéro cinq en France sur l'assurance santé complémentaire, a été le premier à lancer fin juin un crédit santé, baptisé "Swiss crédisanté", en partenariat avec l'organisme de crédit Sofinco.

Il "permet à nos clients de financer les dépenses de santé restant à leur charge après le remboursement de la Sécurité sociale et de leur complémentaire", explique à l'AFP sa chef de projet, Véronique de Galbert.

"On cible les soins pour lesquels il y a un reste à charge important, comme les soins dentaires, l'optique ou les prothèses auditives, que les assurés remettent souvent à plus tard car cela coûte très cher", souligne-t-elle.

Concrètement, il s'agit d'un crédit renouvelable, pouvant aller jusqu'à 4.000 euros, remboursable à un taux d'intérêt effectif global (TEG) de 5,90%, avec des mensualités de 20 euros par tranche de 500 euros emprunté.

"L'objectif n'est pas d'endetter nos clients, mais qu'ils puissent se soigner sans attendre", assure Mme de Galbert.

Le groupe de prévoyance AG2R vient aussi de se lancer sur ce marché, également avec Sofinco, en proposant un crédit renouvelable, couplé avec sa nouvelle complémentaire santé "Flexeo Santé" ciblée sur les seniors.

"Prima Crédit Santé" est une réserve de crédit renouvelable de 750 à 7.500 euros, "en cas de dépenses imprévues ou pour se faire plaisir", remboursable avec un taux révisable (TEG) de 12%.

L'organisme de crédit Cetelem propose enfin un crédit "Santé Bien-être" pour financer "soins dentaires, besoin de lunettes, cure en thalassothérapie, ou encore chirurgie esthétique", explique son site Internet.

Ce prêt s'élève de 4.001 euros à 40.000 euros, pour un taux de 3,9% à 8,9%, selon le montant et la durée du crédit (exemple: un crédit de 5.000 euros sur 2 ans aura un taux de 8,2%).

"Ce type de crédits, c'est un pas de plus vers la marchandisation de la santé, c'est catastrophique", dénonce Jacques Mopin, administrateur en charge de la santé à l'UFC-Que Choisir. "Vous avez du mal à payer vos vacances, prenez un crédit, vous avez du mal à payer votre toubib, prenez un crédit..."

"Il serait assez dramatique que des gens se retrouvent surendettés parce qu'ils ont des crédits sur le dos pour payer des soins", souligne-t-il, rappelant que "les crédits consommation et revolving sont les principales causes de surendettement".

"On ne peut pas considérer comme acquis que les restes à charge pour les malades sont normaux, et que c'est au particulier de se débrouiller pour y faire face, quitte à s'endetter", ajoute M. Monpin.

Pour Marc Morel, directeur du collectif d'usagers de la santé CISS, "le problème de fond, ce n'est pas que les assureurs ou les banques proposent ce genre de crédits, mais c'est qu'on soit amené à devoir mettre ce type de produits sur pieds" parce que "les restes à charge ne font qu'augmenter, même pour les gens qui ont des mutuelles".

"Le dentaire et l'optique ne sont pas des produits de luxe, et instaurer de tels crédits accrédite encore plus l'idée que ces soins ne doivent plus être pris en charge par l'assurance maladie, mais reposer sur les personnes", dénonce-t-il. "

Télécharger l'article : Credit_sante

A vos remarques, prêts, partez...

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24 juillet 2007

Roundup : un risque cancérigène démontré ...

Robert Bellé a autorisé la transmission de cet article en précisant qu'il est sous presse et paraîtra très certainement dans le bulletin de la Société de Biologie.

Vous pouvez télécharger une étude (rapport) en format texte (pour avoir le format PDF avec les figures, demandez-le moi) qui présente l'intérêt des embryons d'oursin pour étudier les effet de produits chimiques sur l'ADN.

Ici, une étude décapante sur l'action du Glyphosate sur l'ADN lui même :

Le résultat de leur travaux in texto :

"C'est ainsi que le risque en matière de cancer d'un herbicide d'usage intensif dans le monde, le Roundup, dont le glyphosate est l'élément actif, a pu être démontré."

Résumé de l'émission Journal de la Santé de France 5 : http://www.france5.fr/magazinesante/008140/221/144358.cfm

Une question fait débat à ce sujet dans la société, et les scientifiques n'arrivent toujours pas à trancher. Les pesticides sont-ils aussi dangereux pour l'homme pour que pour les insectes et les mauvaises herbes ?

[.....]

Outre le soupçon grandissant sur leur effet cancérigène, les pesticides seraient de vrais perturbateurs de notre système hormonal. C'est la conclusion d'une étude française de chercheurs de Caen publiée en avril 2007. En se fixant dans les graisses, le glyphosate, l'agent actif des herbicides, est en effet capable à la fois de mimer les hormones féminines et de bloquer les hormones mâles.

[.....]

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09 juin 2007

Débat sur la maltraitance envers les animaux

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« Depuis une quinzaine d'années, l'ethnologue prend davantage conscience que les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l'échelle humaine un problème beaucoup plus vaste encore et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l'homme et les autres espèces vivantes ; et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s'attaquait pas aussi à lui sur l'autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l'homme envers ses pareils n'est qu'un cas particulier du respect qu'il devrait ressentir pour toutes les formes de vie. »   Claude Levi-Strauss

« Tant que l'homme continuera à être le destructeur impitoyable des êtres animés des plans inférieurs, il ne connaîtra ni la santé, ni la paix. »

« Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s'entretueront. Celui qui sème les graines du meurtre et la douleur ne peut pas récolter la joie ni l'amour. »

« Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ?

«  Ô mes frères, ne souillez pas vos corps d'aliments impurs. Nous sommes pourvus de maïs, de pommiers qui ploient sous le poids des pommes et des raisins qui gonflent sur la vigne. Il y a des fines herbes, des légumes qu'on peut cuire et ramollir sur la flamme, sans oublier le lait et le miel. La terre nous procure de vaste richesses, d'immenses réserves d'aliments purs, et nous offre des banquets qui ne requièrent aucune diffusion de sang ou de tuerie. Seules les bêtes apaisent leur faim avec de la chair, et encore pas toutes puisque les chevaux, le bétail et les moutons se nourrissent d'herbes.»   Pythagore

Quelques Sites (liste à développer) : 

l'Association contre la maltraitance animale

PETA France

ONE VOICE

Animauzine : un outil pour les militants de la cause des animaux

Blogs :

Stop à toutes les cruautés envers les animaux
http://www.mc-animaux.skyblog.com
http://www.anticirques.skyblog.com

Nombreux sont les sites, les reportages... dénonçant les violences faites aux animaux. Je vous propose d'échanger, je vous invite à donner des liens, des noms d'associations, pour ceux qui aimeraient militer pour la cause ou simplement en parler.

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21 mai 2007

Le Don d'Organes

Pour ou contre le Don d'Organes et de tissus humains, est-ce encore une question à poser ?

Même si chacun d'entre nous affirme être pour lorsqu'il s'agit de sauver l'un de ses proches, il est moins facile de l'admettre pour nous-mêmes.

Quoiqu'il en soit, la transplantation d'organes est le seul espoir de vie pour de nombreux malades atteints d'insuffisance rénale, cardiaque, pulmonaire ou hépatique. Et aujourd'hui en France, de nombreux malades meurent faute de ne pouvoir recevoir une greffe à temps.

En effet, le don d'organes renvoie à la question première de la Mort, à nos angoisses les plus primaires et donc au tabou. Alors que ce sujet divisait beaucoup les gens jusqu'à présent, il semblerait que le décès de Grégory LEMARCHAL ait fait évoluer les mentalités, et aussi la perception de la nécessité du don d'organes. Il est regrettable qu'un drame soit nécessaire pour que cette prise de conscience intervienne. Cependant, notons que des chiffres records de demandes de cartes de donneur ont été enregistrés par l'association France ADOT ces derniers temps.

 

FRANCE ADOT est une Fédération d'associations qui oeuvre dans chaque département pour informer et sensibiliser sur la cause du don d'organes. L'objectif de leur site est de nous ammener à prendre position pour ou contre le don d'organes, vous y trouverez aussi toutes les informations nécessaires : 

- Des informations sur les dons d'organes

- Les textes des lois bioéthiques

- Les actualités en matière de Don d'Organes

- Des fiches sur les ADOT de chaque département

Si vous êtes favorables au don d'organes et de tissus, n'hésitez pas à demander sur ce site votre carte de donneur . Il n'existe pas de registre de donneur d'organes, seul celui du refus existe. Cependant, il est INDISPENSABLE d'informer vos proches de votre volonté puisque c'est souvent là que le problème se pose...

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Un diaporama que vous retrouverez sur transplantation.net vous permet en quelques diapositives de pouvoir comprendre ce qu'est le don d'organes après sa mort ou de son vivant pour vous permettre de réfléchir à cette démarche : don_organe.ppt

Autres liens :

- Sensibilisation au Don d'Organes: http://www.sdoasbl.com/

- L'Association Nationale des Greffés Cardiaques et Pulmonaires : http://www.angcp.be/bxl/fr/dons_organes/dons_organes.htm

- Consultation du projet de décret relatif à l’information des patients âgés de 16 à 25 ans en faveur du don d’organes : http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/decret_dons_organes/infos.htm

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24 février 2007

Info pour psychologues

Le collectif nantais des "non-dupes" a mis une pétition en ligne, visant à préserver le master 2 clinique et pathologie d'orientation analytique actuellement en place et menacé (voir le texte de la pétition).

Merci de signer cette pétition et de la diffuser le plus possible

http://petition.masterclini.free.fr


Pour en parler:
http://upsy.bb-fr.com/l-Union-c2/Actualite-f22/Petition-en-ligne-p440.htm#440

Autre pétition, sur le problème de la psycho à Brest :
http://www.ipetitions.com/petition/psychologiebrest/

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20 décembre 2006

Sans Abrits au coeur de la polémique à Paris

Une centaine de tentes étaient installées le 16 décembre le long du canal Saint-Martin à Paris.

D'après un article du Figaro, publié le 19 décembre 2006.

" DES DEUX CÔTÉS du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement de Paris, les tentes rouges sonttenteSDF alignées au cordeau. Au total, une centaine de petits igloos coiffés de bouts de tissus noirs sur lesquels ont été peintes les lettres « SDF ». Tout autour de ce campement de fortune surgi samedi en fin de matinée, c'est l'effervescence.

Sur la rive droite du canal, une table rassemble un peu de nourriture. Sur la rive gauche, le bar Le Jemmapes sert de quartier ­général aux initiateurs du mouvement Les Enfants de Don Quichotte, une association créée il y a un mois par deux comédiens pour «créer un mouvement populaire » autour du sort des SDF à quelques mois de la présidentielle.

Entre les deux, un ballet incessant de sans-abri, de « bien-logés » venu passer quelques heures avec les exclus, et de journalistes. Car l'objectif est bien de mobiliser l'opinion avec un coup d'éclat médiatique. Dimanche, pour lancer l'opération, le comédien Jean Rochefort a ainsi passé une partie de la soirée sous la tente.

Beaucoup moins connu, l'un des deux comédiens à l'origine de l'opération est un grand gaillard de près de 2 mètres, Augustin ­Legrand, qui arbore fièrement la barbe en broussaille de ses nouveaux compagnons.

À 31 ans, ce jeune homme marié et père de deux fillettes dit n'être d'aucun bord politique... « Je n'ai jamais fait de politique, jamais appartenu à un syndicat, jamais été engagé dans une lutte. Pourtant je suis convaincu par les principes de ­notre République, ­explique cet ­intermittent du spectacle. Au pays des droits de l'homme, on a des droits fon­damentaux, y compris le droit d'exiger des moyens convenables d'existence. »

Aidé par quelques amis généreux, il a investi 3 200 euros dans l'achat de cent tentes rouges installées sans l'autorisation de la préfecture samedi. Un «campement solidaire et citoyen», dit-il en reprenant la phraséologie antilibérale. Avant de lancer « un appel solennel aux Français pour venir camper avec les SDF » avec l'espoir de déclencher une prise de conscience qui permette de régler enfin la question des mal-logés en France.

Ce nouveau campement en plein Paris ne manque pas, en tout cas, de refaire surgir la polémique, un an après une première opération similaire orchestrée par ­Médecins du monde. Après la dis­tribution de 400 tentes, les campements sauvages avaient ­fini par exaspérer les riverains.

Mais certains avaient été démantelés et la question avait divisé les associations d'aide aux plus démunis. Hier, une vingtaine de sans-abri ont d'ailleurs été évacués par les forces de l'ordre d'un campement de 46 tentes quai d'Austerlitz, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Plusieurs devaient rejoindre les rives du canal Saint-Martin.

MED_DU_MONDEAu premier rang, la mairie de Paris se retrouve écartelée entre le devoir de solidarité et la préservation de l'image de la capi­tale.

L'équipe de Bertrand Delanoë, qui rappelle que Paris doit déjà gérer 62 % des capacités d'hébergement de la région, demande que l'effort soit mieux partagé avec les communes et les départements limitrophes. le maire socialiste a fait parvenir une lettre en ce sens au premier ministre, vendredi, vingt-quatre heures avant l'installation du campement des Enfants de Don Quichotte.

La controverse risque de se poursuivre alors que Météo France prévoit d'importantes chutes de température à partir d'aujourd'hui.

En cette période de Noël, il me semble primordial de ne pas oublier ceux qui souffrent tous les jours de l'année dehors, ceux qui n'ont pas la chance de retrouver leur famille et ceux qui meurent de froid sans que personne ne les regarde... Le débat est ouvert, j'attends vos commentaires.

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19 décembre 2006

Pas de 0 conduite pour les enfants de 3 ans !

Communiqué de presse du 11 décembre 2006

"Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans":
Le débat scientifique et de société a porté ses fruits

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L'Inserm vient d'annoncer une refonte de ses méthodes d'expertises dans le domaine de la santé psychique. Le débat scientifique et de société impulsé par "Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans" a donc porté ses fruits.

Face à l'ampleur du mouvement, le ministre de la santé avait chargé l'INSERM d'organiser un colloque. Celui-ci, intitulé « Trouble des conduites : de la clinique à la recherche », s'est tenu le 14 novembre dernier à Paris.
L'Inserm y a fait son "mea culpa".
Dans sa conclusion, le porte parole de l’Inserm a annoncé que les méthodes de travail des expertises Inserm dans le domaine psychique seront revues. Il y aura, notamment, prise en compte de la diversité des approches épistémologiques et pratiques, comme de l'expérience des acteurs de terrain et de l’apport des sciences humaines et sociales concernées par les problématiques considérées. "La multidisciplinarité est une condition d'une démarche éthique et scientifique", a considéré Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'Inserm. Jean Marie Danion, professeur de psychiatrie à Strasbourg, directeur de l'unité Inserm 666 et porte parole de l'Institut précise : "Désormais lorsqu'une expertise aura de fortes implications sociétales, comme celle-là, nous demanderons aux professionnels de terrain de nous faire des propositions sur les noms d'experts à consulter. Puis, à l'issue de ce travail, mais avant sa publication, nos interlocuteurs y auront à nouveau accès, afin de ne pas donner l'impression d'un texte détenteur d'une réalité intangible. Il nous faut également rejeter toute approche sécuritaire, en étant d'une vigilance sans faille vis-à-vis des risques de récupération politique".

Il aura fallu un an de travail et d'action du collectif "Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans" pour aboutir à cette prise de conscience.

Fin 2005, l'Inserm publiait une expertise sur le « trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent ». Elle établissait une corrélation abusive entre des difficultés psychiques de l’enfant et une évolution vers la délinquance. Elle préconisait le dépistage de ce qui était appelé « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge.
Au même moment, un plan gouvernemental de prévention de la délinquance apparaissait. Il prônait notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance.

Janvier 2006, l’appel « Pas de conduite pour les enfants de trois ans » était lancé. Il s'élevait contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social. Il refusait la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social. Il engageait à préserver, dans les pratiques professionnelles et sociales, la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif… vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement. Il appelait à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants.

L'appel était très vite porté par près de 200 000 signataires. Le débat scientifique et de société prenait alors une ampleur sans précédent, témoignant massivement d’un double refus :
- refus d’une prévention prédictive, du déterminisme et du conditionnement : à trois ans, tout n’est pas joué ;
- refus de voir la politique de sécurité s'emparer, à travers un projet de loi sur la prévention de la délinquance, des domaines qui relèvent de la politique de santé, notamment de ce qui a trait au dépistage précoce dans la sphère psychique.

Juin 2006, "Pas de 0 de conduite" publie son premier ouvrage et organise un débat national poursuivant la critique du rapport Inserm et dénonçant sa récupération politique(1).

Le gouvernement annonce alors le retrait de l'article sur le dépistage précoce du projet de loi prévention de la délinquance et renonce à l'idée d'un carnet de comportement dès la maternelle. Le dépistage précoce d'un trouble psychique chez les touts petits est déconnecté de la législation sur la délinquance.

Dans le même temps, la validité scientifique de l’expertise de l'Inserm est de plus en plus contestée par l’immense majorité des professionnels concernés, par de très nombreux chercheurs et par de larges secteurs de l’opinion publique et des familles. Notamment, la pertinence de la notion même de "trouble des conduites".

Lors du colloque Inserm du 14 novembre 2006, devant le ministre de la santé et le directeur de l’Inserm, c'est quasiment à une contre-expertise collective sur la question du dépistage des troubles des conduites de l'enfant que se sont livrés tous les grands noms de la pédopsychiatrie française, et des pédiatres, psychologues, sociologues, épidémiologistes...
(cf. le programme et la liste des intervenants du colloque sur le site de Pasde0deconduite). Xavier Bertrand, ministre de la santé, a déclaré : "C'est la souffrance de l'enfant qu'il faut s'attacher à traiter". Il a plaidé pour un dépistage précoce, mais estimé que "toute association systématique entre troubles du comportement et délinquance est infondée". Regroupant les professionnels de la pédopsychiatrie, de la psychologie, de la santé et de la petite enfance, des chercheurs et des familles, ce colloque a dégagé un rejet quasi unanime à l’égard des préconisations de dépistage précoce de la délinquance, d'un dépistage centré sur les seuls symptômes visibles, d'un contrôle des familles et d’une approche sécuritaire des difficultés de santé. Tous les professionnels se sont accordés sur la nécessité d'une prévention globale des troubles, dans le respect de l'humanité et de la singularité de l'enfant comme de sa famille. Ils ont mis en valeur la notion d’accompagnement.
Aujourd'hui, un demi-million d'enfants sont suivis en psychiatrie publique, autant en CMPP (consultation médico-psycho-pédagogique) et en libéral. Mais tous s'accordent pour déplorer les listes d'attente interminables et le manque de moyens pour démarrer une prise en charge, une fois les premiers troubles détectés.

Ainsi, en moins d’un an, toutes les énergies mobilisées autour de Pasde0deconduite auront permis d’obtenir un double succès, sur le plan des enjeux scientifiques et de société, mais aussi sur celui des pratiques professionnelles de prévention dans le champ de la santé et de la petite enfance.

Les près de 200 000 signataires de l’appel Pasde0deconduite restent mobilisés, à l’heure où les fondements du secret professionnel, gage de l’efficacité et de l’éthique des pratiques de prévention, sont remis en cause par le projet de loi de prévention de la délinquance. Son article 5 prévoit toujours une mesure de levée obligatoire du secret professionnel dans le cas de personnes « présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles » au profit du maire de la commune.

Le collectif Pasde0deconduite saura dénoncer les initiatives de fichage d’enfants en difficulté, dont la presse s’est fait l’écho, et qui pervertissent les pratiques de prévention.
Il saura aussi rester vigilant sur les contenus et l'éthique des productions scientifiques et des rapports officiels dans le domaine de la santé psychique de l’enfant et de la prévention.

Le deuxième ouvrage collectif de Pasde0deconduite vient de paraître, il rend compte de l’ensemble de ces enjeux, présentés lors du colloque que le collectif a organisé le 17 juin 2006(2).

Nous avons bien avancé, mais l'action et la vigilance sont de mise :
d'autres rapports, d'autres lois concernant nos enfants sont en cours…

(1) "pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans" édité chez Erès en juin 2006
(2) Actes du colloque pasde0deconduite du 17/06/2006, disponibles auprès de la Société française de santé publique
SFSP-BP7
54501 Vandoeuvre-lés-Nancy cedex
http://www.sfsp.info

www.pasde0deconduite.ras.eu.org
contact@pasde0deconduite.ras.eu.org

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17 octobre 2006

Décret interdiction tabac : aménagements possibles ?

Suite au débat Pour ou Contre l'interdiction de tabac dans les lieux publics...

Chaque année en France, on constate que 3 000 à 5 000 non-fumeurs meurent du tabagisme passif.

La loi Evin de janvier 1991 interdisant de fumer dans les lieux publics en dehors des zones réservées aux fumeurs n’est pas respectée dans 60 % des cafés et restaurants qui enfreignent la loi, selon un sondage réalisé pour le compte des associations de lutte contre le tabagisme passif.

L’arrêt de la Cour de cassation de juin 2005 obligeant les employeurs à protéger les salariés du tabagisme reste en grande partie lettre morte. Selon un sondage en juillet 2005, moins d’un quart des Français (23 %) rapportent une stricte application de la loi Evin dans leur entreprise et 21 % déclaraient qu’il n’est pas interdit d’y fumer.

L’interdiction totale de fumer dans les lieux publics, même si elle est source de vifs débats, s’avère être largement partagée par l’ensemble des Français. Selon une enquête Ifop/Journal du dimanche 30 octobre 2005, 80 % des Français (88 % des non-fumeurs et 56 % des fumeurs) sont favorables à une interdiction totale de fumer dans les lieux de travail et les lieux accueillant du public.

Ensuite, les nombreux personnels des restaurants et bars risquant de se retourner contre leur employeur en raison du tabagisme passif auquel ils sont exposés, les associations de lutte contre le tabagisme passif demandent au gouvernement de suivre les pays européens en avance dans ce domaine.

Par exemple, l’Irlande a été le premier pays à imposer une telle interdiction en mars 2004. Selon la Société irlandaise du Cancer, plus d’une personne sur dix a décidé d’arrêter de fumer en raison de cette nouvelle loi et le nombre de fumeurs qui sont parvenus à arrêter a augmenté d’un tiers. Sans parler de l'amélioration des conditions de travail des employés dans ce secteur...

En janvier 2005, c'est l’Italie qui interdisait la fumée dans les lieux publics, suivie par la Suède en juin 2005. Seule l’Angleterre n’aboutissait fin octobre 2005 qu’à une interdiction partielle qui ne satisfait personne au final.

Nous avons beaucoup débattu sur les arguments Pour et Contre cette interdiction de tabac dans les lieux publics en France, voyons maintenant comment nous pourrions envisager des solutions permettant de satisfaire les deux camps.

Propositions :

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10 octobre 2006

Interdiction de tabac dans les lieux publics : pour ou contre

"Nous avons décidé d'interdire le tabac dans les lieux publics à compter du 1er février", a déclaré le Premier ministre le 8 Octobre 2006.

"Les bars, restaurants, discothèques bénéficieront d'un sursis jusqu'au 1er janvier 2008 pour s'adapter", a annoncé dimanche Dominique de Villepin au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Les contrevenants seront punis d'une amende forfaitaire de 75 euros et les responsables des établissements de 150 euros en cas d'infraction, a-t-il précisé.

Alors, pour ou contre, la question semble diviser les fumeurs et les non-fumeurs...???

cigarette_sans_tabac Contre !

Pour ! cigarette_butts

Le débat est ouvert...

Les législations anti-tabac en Europe, 20min.fr.

=> lire les commentaires, très constructif.

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